Nantes - OM (3-0) : quand Kita règle ses comptes, Benatia boycotté et Marseille humilié

Derrière la victoire éclatante du FC Nantes face à l'OM (3-0) se cache une guerre intestine entre dirigeants. Waldemar Kita a réglé ses comptes avec Medhi Benatia, allant jusqu'à boycotter le protocole d'avant-match. Un nouvel épisode dans le feuilleton marseillais.

Source : L'Équipe du 4 mai 2026

En bref

  • Nantes a étrillé Marseille 3-0, un match à sens unique à la Beaujoire
  • La délégation marseillaise a été rétrogradée en tribune par Waldemar Kita
  • Le conflit entre Kita et Benatia remonte à l'affaire Longoria en février 2025
  • Les Nantais prennent 5 points d'avance sur Auxerre, barragiste
  • Les Marseillais ont demandé à être assis ensemble, Kita aurait exigé des excuses de Benatia

Un match plié, des mois de tension

Sur le terrain, le FC Nantes n’a fait qu’une bouchée de l’OM. Score final : 3-0, et les Canaris se relancent dans la course au maintien avec 28 points, soit 5 longueurs d’avance sur Auxerre, le barragiste.

Mais le spectacle était aussi en tribunes. Avant même le coup d’envoi, une guéguerre protocolaire a éclaté entre les deux directions.

L’histoire remonte à février 2025, quand Pablo Longoria, alors président de l’OM, avait hurlé à la « corruption » et parlé d’un « Championnat de merde » après une défaite à Auxerre. Waldemar Kita avait publiquement désavoué l’Espagnol dans les colonnes de L’Équipe.

Longoria est parti, mais la rancœur, elle, est restée.

Un plan de table vengeur

Samedi, la délégation olympienne — composée du président par intérim Alban Juster, du directeur du football Medhi Benatia et du secrétaire général Benjamin Arnaud — a découvert que Benatia ne figurait plus sur la même rangée que ses collègues.

Le président nantais avait prévenu : « Vous serez mal reçus. » Promesse tenue. Quand les Marseillais ont demandé à être assis ensemble, Kita aurait exigé des excuses de Benatia.

Par solidarité, le trio a quitté la tribune présidentielle pour suivre la rencontre debout, dans une loge. Un camouflet de plus pour un club en perdition.

Et maintenant ?

Le 4 janvier dernier, pour le retour au Vélodrome, l’heure de la réconciliation n’avait pas sonné. Elle est désormais plus lointaine que jamais. En coulisses, on rappelle que le différend sur le transfert de Valentin Rongier en 2019 a été réglé à l’automne dernier par la commission juridique de la LFP (1,5 M€ de bonus versés à Nantes). Mais les plaies restent ouvertes.

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