Desailly balance tout : son coup de poing avec Zidane, sa pique à Pires, et comment Deschamps l'emmenait « sortir du foot »

Dans une interview fleuve à L'Équipe, Marcel Desailly se livre comme jamais. Le champion du monde 98 raconte son accrochage violent avec Zidane, sa pique à Robert Pires en finale de l'Euro 2000, et son amitié indéfectible avec Didier Deschamps.

Source : L'Équipe du 3 mai 2026

En bref

  • Desailly raconte son coup de poing avec Zidane lors d'un OM-Bordeaux en 1993
  • En Bleu, « j'étais prêt à mourir pour lui sur le terrain » dit-il de Zizou
  • Sa pique à Robert Pires en finale de l'Euro 2000 : « On va voir si t'es bon ou pas »
  • Deschamps était « totalement focus sur le foot », Desailly l'emmenait « sortir du foot »
  • Tapie l'a appelé pendant sa sieste pour lui annoncer sa vente au Milan AC

« Je l’avais chiquoté avec mon coude »

Marcel Desailly n’a jamais été du genre à mâcher ses mots. Dans une interview « Paroles d’ex » publiée ce dimanche dans L’Équipe, le champion du monde 98 se livre comme rarement.

Et il balance. Avec le sourire. Zinédine Zidane ? « Lors d’un OM-Bordeaux (3-1, 18 septembre 1993), il me met un coup de poing sur un corner parce que je l’avais chiquoté avec mon coude. » Ambiance.

Mais Desailly ajoute aussitôt : « En équipe de France, j’étais prêt à mourir pour lui sur le terrain. » Une amitié forgée dans le combat, puis cimentée par la gloire.

La pique à Pires

Euro 2000. Finale contre l’Italie. Robert Pires s’apprête à entrer en jeu. Desailly se tourne vers lui et lance : « On va voir maintenant si t’es bon ou pas. »

« Je ne savais pas que ça allait le toucher autant », concède-t-il aujourd’hui, amusé. Pires, on le sait, délivrera la passe décisive à Trezeguet pour le but en or.

Deschamps, le frère de Nantes

La plus belle amitié du foot français ? C’est au centre de formation de Nantes qu’elle est née. « Lui était totalement focus sur le foot. Moi je l’emmenais sortir du foot. »

Deux caractères opposés, une complicité à toute épreuve. Desailly raconte aussi comment Bernard Tapie l’a appelé pendant sa sieste pour lui annoncer sa vente au Milan AC. « C’est un choc. » Une autre époque.

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