Al-Khelaïfi sort les griffes : le patron du PSG humilie LFP Media devant tous les présidents de Ligue 1

Nasser al-Khelaïfi n'a pas mâché ses mots lors du dernier conseil d'administration de la LFP. Le président du PSG a étrillé la filiale commerciale pour son incapacité à développer les droits TV internationaux. Pendant ce temps, le directeur général démissionne et le Trophée des Champions reste en France.

Source : L'Équipe du 30 avril 2026

En bref

  • Al-Khelaïfi a critiqué vertement LFP Media pour ne pas développer assez les droits internationaux
  • Les droits TV internationaux de la Ligue 1 sont estimés à 130 M€ cette saison
  • Nicolas de Tavernost, DG de LFP Media, a démissionné et n'était pas présent au CA
  • Le Trophée des Champions 2026 aura finalement lieu en France, et non en Côte d'Ivoire
  • Clubs européens et clubs non-européens s'opposent sur la répartition des droits

Un CA sous tension

L’ambiance était électrique ce mercredi au siège de la LFP. Nasser al-Khelaïfi, le président du Paris Saint-Germain, a pris la parole pour dresser un constat cinglant sur la filiale commerciale de la Ligue.

Visière levée, le Qatari a reproché à LFP Media de ne pas développer assez les droits internationaux de la Ligue 1. Une source de revenus pourtant estimée à 130 millions d’euros cette saison, mais que les clubs jugent très en-deçà du potentiel du championnat de France.

Un DG démissionnaire, une filiale sans patron

Ironie du sort : Nicolas de Tavernost, le directeur général de LFP Media, avait démissionné et n’était même pas présent au CA. Un successeur est activement recherché. La filiale commerciale, censée être le bras armé de la Ligue pour vendre les droits du foot français, se retrouve sans pilote.

Trophée des Champions : cap sur la France

L’autre dossier brûlant concernait le Trophée des Champions 2026. Initialement prévu en Côte d’Ivoire, il a été rapatrié en France après que des joueuses lyonnaises y aient eu des « maux d’estomac » lors d’un déplacement.

Un coup dur pour la stratégie d’internationalisation du football français, qui peine à exporter son image au-delà des frontières.

La fracture européenne

Comme l’a révélé la DNCG le même jour, les clubs européens (PSG, Lille, Brest) s’opposent à toute révision de la répartition des droits internationaux. Une position qui creuse un fossé avec les autres clubs de L1, qui réclament un partage plus équitable.

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